Choses vues, choses entendues…

Dernières choses à faire, celles qu’on se laisse pour la fin, visite de l’église des Capuchinos (rien à voir avec le café hein ! Mais les moines capucins…) polychrome et mêlant plein de styles différents. Et visite (pas guidée heureusement !) du musée des arts religieux, aucun intérêt quand on ne croit pas, sauf le cloître splendide et serein, et l’histoire du poète Telejo qui y a vécu (il y a 400 ans, il y a trouvé refuge car poursuivi par des maris jaloux – il était un peu libertin le poète…, mauvais ça dans une époque si croyante !), y a pris goût, y est resté, et a écrit semble-t-il de magnifiques vers…

j’ai fini ma matinée sous les odeurs de figuiers, ça je les emporte avec moi et les chérirai toute ma vie…

Sinon, ce dernier billet argentin, écrit de l’aéroport, me sert de voiture-balai… (photos à venir plus tard, de l’aéroport la connexion est trop mauvaise pour illustrer !). Petit vade-mecum de ce que j’ai pu voir, et pas encore raconté.

Choses vues, choses entendues pendant ce magnifique séjour, dans ce magnifique pays :

Un peu en vrac, donc..,

L’amabilité

D’abord, les Argentins sont TRÈS gentils !!! Mais vraiment très. Surtout quand, après nous avoir demandé d’où on venait (quoi notre accent ? Qu’est-ce qu’il a notre accent ?), on leur répondait « de Francia » ! Même les moins aimables se mettent alors à nous faire de grands sourires. Mention spéciale pour la tenancière du « Tango bar » (qui comme son nom ne l’indique pas, est une salle de billard dans la plus pure tradition argentine, où les habitués ont leur casier fermé à clé, avec tous les accessoires indispensables au jeu comme par exemple le « gant » – première fois qu’on voyait ça ! Un gant spécial queue de billard…), qui a eu du mal à se remettre du fait que deux françaises (« de Paris » !), puissent venir faire une partie dans son bar…

Autre preuve d’amour (mais je ne pense pas que celle-ci soit dédiée aux Français !), le « mi amor » ajouté à la fin d’une phrase. Plutôt le fait de vieux messieurs que de jeunes hommes ou femmes… La première fois ça m’a fait tout drôle, surtout de la part du barman du café « con dios » (en face de la Cathédrale évidemment !), 80 bien passés depuis longtemps déjà, qui m’avait déjà claqué la petite bise habituelle quand je me suis installée en terrasse. Cest quand je suis partie en payant et en lui laissant un pourboire qui n’avait pourtant rien d’exceptionnel qu’il m’a remerciée avec chaleur en me gratifiant du surprenant « mi amor », assortissant son geste d’un magnifique marque-pages à la gloire de Jesus. S’il avait su mon agnosticisme profond, aurait-il été aussi aimable ? J’avoue avoir été un peu surprise… Mais la chose s’est reproduite dans des circonstances similaires ou différentes. C’est donc un usage, on n’en prend pas ombrage !

Le foulard vert

Ici, les féministes ont un signe de reconnaissance facile : le foulard vert ! Façon de montrer son soutien à la lutte pour la reconnaissance du droit à l’avortement pour les Argentines (projet non voté au final par le Sénat, malgré un soutien populaire énorme). Surtout porté par des femmes, des jeunes femmes. Peu d’hommes en soutien… Mais signe de ralliement certain, qui génère des sympathies immédiates quand un sympathisant en rencontre un autre ! Donc vis-à-vis de nous aussi puisque Margaux et moi avions le nôtre, porté fièrement en bandoulière du sac.

La conduite

Les Argentins ont une conduite TRÈS sportive ! Quand le feu est vert pour les automobilistes, ça ne rigole pas… Vert c’est vert ! On passe… Mieux vaut alors ne pas être distrait, ne pas regarder son téléphone en marchant, bien vérifier si on a le droit de passer ou pas (les feux étant décalés après le croisement (et non avant le passage piéton comme en France), la chose n’est pas toujours aisée à déceler surtout au début ! Après un frôlement de voiture, comme un toréador qui jouerait de sa muletta, ole… on apprend vite à faire attention !

Les repas

On mange tard, un peu comme en Espagne. Pas avant 14h le midi, rarement avant 21h le soir. Et encore, ça fait un peu touriste… Peut-être la raison pour laquelle, à ces heures-là, le service n’est pas très rapide… Ceci dit ici, les gens prennent leur temps, ce qui est plutôt une bonne chose… Et en-dehors des heures de repas, ou pendant… enfin bref, à toute heure du jour, de la nuit aussi peut-être, menu unique (dans tous cas dans les restaurants) : café au lait et croissants ! (Mieux vaut d’ailleurs mettre du lait dans le café parce que les Argentins ont beau avoir des origines italiennes pour beaucoup d’entre eux, le ristretto n’est pas venu jusqu’ici !!!).

Hâte de revenir pour ajouter des articles à ce blog…. 😊❤️

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