Aventurière perdue…

Quand à 12h, après deux heures de car, je me suis retrouvée dans ce village paumé de la Sierra de las cuchecitas, qu’on m’avait vendue comme étant « muy lindo », et qu’après avoir marché 150m j’en ai en eu fait le tour sans rien trouver de si beau, j’ai failli avoir un court moment de désespoir…

Mais une fois avalées trois empañadas, parmi les meilleures jamais mangées ici, dans un petit café adorable qui prônait le rôle essentiel des livres 😊 (« nous sommes le résultat des livres que nous lisons, des cafés que nous dégustons, des voyages que nous faisons, et des personnes que nous rencontrons »)

j’ai trouvé le courage de faire la dernière heure de car pour atteindre La Cumbrecita.

Beaucoup d’attente dans cette journée, attente des bus essentiellement. Mais on apprend à être patient ici. Tout le monde attend. Tout le temps. Sans s’agacer. Donc je fais pareil.

Sur la route, tout est net et vif. Les couleurs sont de vraies couleurs : le bleu du ciel c’est le bleu le plus bleu ; le vert de l’herbe c’est le plus vert. Une fois sortis de la ville, la campagne se déroule. Tout autour, les montagnes à perte de vue. Quand on s’en approche, j’adore voir ces arbres pousser sur la ligne de crête, semblant nous indiquer le chemin à suivre ; ou protéger la montagne ? Des lacs, des ruisseaux, des sortes de petits bosquets plantés partout, de longues tiges vertes surmontées d’une sorte de plumeau blanchâtre (en France, dans les jardins, j’ai toujours trouvé ça un peu ridicule, mais ici, en pleine nature, c’est vraiment très beau et plein de poésie). Et par-dessus tout, un horizon très dégagé, les montagnes sont toujours loin. Il n’est coupé que par les poteaux électriques aux fils envahis de touffes d’herbes, c’est dire à quel point tout pousse, partout, ici ! Beaucoup, beaucoup d’espace, ça fait du bien !

Le plus surprenant, c’est de voir le car s’arrêter au beau milieu de nulle part pour égrener ses passagers. À chaque fois je tourne la tête dans tous les sens pour voir quelle maison, quelle ferme, quel chemin même, s’en vont rejoindre ceux qui descendent. Mais la plupart du temps, je ne vois rien… Les passagers qui descendent commencent à marcher, mais le car repart avant que je n’ai vu vers où.

Après trois heures de car donc, ce qui avec l’attente m’a pris en fait bien plus de temps, j’ai fini par trouver La Cumbrecita. Ouffff….. Mais ça valait la peine. Petit bourg totalement piéton, qui se targue d’être un peu, à lui tout seul, la « Suisse argentine ». Et là, balade en pleine nature pendant deux heures. Contemplation. Silence (il n’y avait vraiment pas grand-monde…). Chant des oiseaux et bruits de l’eau qui coule (l’eau du ruisseau en bas, l’eau qui suinte des rochers partout autour, puis enfin bruits de la « grande cascade » !). Idéal pour une pause, j’aurais aimé que la mienne soit un peu plus longue. Mais il me fallait faire vite pour ne pas rater mes correspondances de car ! Dommage, j’aurais pu poser mon sac un moment ici.

« Choses vues » : sur le chemin du retour, tout près de La Cumbrecita, une jeune femme et une petite fille, chacune sur son cheval, des sacs sur le dos (retour d’école ?), au pas.

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