Alta Gracia : la ville des Jésuites ET du Che !

Après une matinée consacrée à essayer de trouver la gare routière (après avoir perdu un peu de temps à attendre un bus censé passer dans notre rue, qui est bien passé certes mais ne s’est jamais arrêté…), après avoir traversé le parc de Córdoba (ce qui était censé nous rapprocher, mais ça nous a surtout épuisé…), le tout sous un soleil de plomb et une bonne quarantaine de degrés… on a fini par réussir à partir de la ville !

Journée entière à se promener à quelques kilomètres de Córdoba, dans la ville d’Alta Gracia, connue essentiellement pour deux raisons : on y trouve une des quatre « estancias jesuisticas » de la région, qui pourvoyaient en nourriture les jésuites de Córdoba. Et c’est, SURTOUT, la ville ou le Che a passé onze ans de sa vie, et où un musée lui est consacré. Étrange ce double parrainage !

Alors comme dans tout endroit nouveau, on commence par l’office du tourisme. J’adore récupérer la carte de la ville, et tous ces prospectus qui vantent les mérites du « tour en bus à impériale », du musée local, etc. Pas de prospectus ici, mais un employé affable qui voulait savoir d’où nous venions, où nous logions, si nous avions besoin d’infos pour trouver l’arrêt de bus, etc, etc. Et, quand même, bien sûr, qui nous a donné le plan de la ville avec les centres d’intérêt et le trajet idéal pour les relier (qu’on n’a pas forcément bien compris mais quelle importance… Enfîn sauf que Margaux a pouffé de rire, et ça si, ça a failli être gênant ! Mais je suis restée digne pour compenser et on est reparties avec notre trophée !)

(Le trophée c’est la carte, et le trait bleu notre magnifique parcours idéal !)

On a donc rallié le premier point de la liste : la maison-musée du Che.

On a beaucoup aimé, autant Margaux que moi, ce musée. Très bien fait et très émouvant ! Reconstitution des pièces de la maison comme elles l’étaient à l’époque (sa chambre, avec des livres partout !), des centaines de photos, des lettres, et même sa fameuse moto, sur laquelle il a effectué les deux voyages qui l’ont fait devenir révolutionnaire (enfin je veux croire que c’était sa moto même si le cartel laisse planer le doute sur ce point…).

Le tout avec de la musique révolutionnaire en fond sonore. Je retiens aussi (oui, certains pourront dire que c’est une obsession mais j’assume !), que beaucoup de photos montrent le Che en train de lire dans des endroits et des positons improbables (dans un arbre, dans la Sierra en pleine guérilla, dans tous les pays étrangers traversés, Inde et Congo compris – car il était « l’ambassadeur de la révolution cubaine » et a à ce titre écumé le monde pour propager la bonne parole). Il lisait, écrivait, et commentait des textes et des poèmes (Neruda entre autres), le Che mon héros 🥰 !

(C’est Goethe sur la couverture, si si…).

Très chouette visite ! En revanche, on a manqué de courage pour les deux autres musées municipaux, l’un consacré au musicien Manuel de Falla (oui, je sais, grave erreur…) et l’autre, le musée des beaux-arts… À notre décharge il faisait 40 degrés, et même se déplacer à l’ombre – rare – des arbres, était compliqué !

Après la dernière photo-souvenir on s’est donc rabattues plus tôt que prévu sur la estancia jesuistica. On a attendu la visite guidée, attendu, attendu.., pour finalement aller aux infos 10 minutes après le début prévu. Personne ne savait vraiment quelle heure il était, ni le gardien, ni la guide, qui se sont confondus en excuse. Chouette endroit que celui où on ne surveille pas l’heure ! Ca valait la peine d’attendre, vraiment 😊… 20 minutes sur l’histoire détaillée des jésuites en Amérique du Sud, la construction de cette estancia, maquette à l’appui. Le fou rire nous guettait, d’autant plus dur qu’on était seules à la suivre cette visite… Ce que j’en retiens : bien contente d’avoir vu cette estancia mais je n’irai pas visiter les trois autres…

Ceci dit j’ai beaucoup aimé le calme de l’endroit, avec son jardin à l’arrière duquel on n’entendait même pas le bruit des voitures proches. Très paisible. La ville dans son ensemble d’ailleurs est tranquille, et ce qui renforce cette impression, on voit au loin apparaître les montagnes de la sierra qui se détachent dans un ciel bleu pur.

Retour épuisées (non non, toujours pas de copie d’écran de mon nombre de pas, mais c’est IMMENSE !) mais heureuses de l’escapade.

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