Transition

Journée consacrée en partie à préparer les suivantes… Donc sur ce point je ne raconte rien !

Matinée studieuse et pluvieuse, difficile de rester concentrée quand des torrents coulaient dans les rues, tout le monde avait ses bottes, parapluie ouvert et poncho imperméable ! (Sauf nous bien sûr…)

Photo prise de notre QG du matin, une petite cafétéria qui a une terrasse couverte, idéale pour se mettre à l’abri de la pluie ET de la musique (bien la musique, sauf quand on doit se concentrer !).

Même la couleur du canal cet après-midi semblait toute imprégnée des éléments. Une couleur entre le marron et le vert, bizarrement pas dégoûtante, mais juste, « vivante », c’est le mot qui me vient à l’esprit, parce qu’avec la couleur allait la vitesse aussi, peut-être ?

L’avantage de la pluie, ici ou ailleurs c’est que quand elle cesse, les odeurs se libèrent ! Figuier éloigné, restes de bois brûlé, et des odeurs inconnues, exhalées par des arbres immenses, aux fleurs jaunes un peu fanées (c’est l’automne ici !), une odeur fraîche et discrète, fleurie mais pas trop, humide et persistante. Un régal.

Margaux travaillant j’ai arpenté la ville seule, comme par hasard me suis retrouvée devant mon café préféré, jus d’orange salvateur, un peu d’élan avant une magnifique visite !

Tataaaaa….

On avait déjà vu une partie de la « manzana jesuistica » (quartier jésuite, classé au patrimoine mondial de l’Unesco), en arrivant, mais pas le musée. Alors je me suis rattrapée. Magnifique ! Entrée paisible, je suis arrivée peu de temps avant la fermeture, il n’y avait personne.

Et surtout surtout…. Une magnifique collection de livres ! Des incunables (il m’a fallu l’explication en espagnol pour enfin retenir – j’espère ! – qu’on appelle ainsi les tout premiers livres imprimés, entre 1450 et 1501, et dont la forme, les caractères, les lettrines, font plus penser à des manuscrits qu’à des livres imprimés

et une collection de plus de 2000 ouvrages qui a constitué la première bibliothèque de Córdoba, avec des livres provenant essentiellement d’Europe, et quelques-uns du Pérou (Córdoba n’a eu sa première imprimerie qu’en 1764). Parmi toutes ces merveilles (et j’étais seule dans la salle en plus ! Dans LES salles devrais-je dire car à chaque fois je découvrais un petit couloir me conduisant à la suivante, en tous plus de 7 pièces à la suite les unes des autres, contenant toutes des trésors…), parmi toutes ces merveilles donc, deux m’ont plus spécialement marquée.

La première une Bible « multilingues », qui fut imaginée au XVIIe siècle pour faciliter l’interprétation et la « reconstruction » du texte original, dans laquelle chaque passage comporte sept versions : hébreu, samaritain, grec, chaldéen, arabe, syriaque, latin.

La deuxième, un exemplaire annoté et illustré par un élève (un cancre ?) du temps jadis, qui faisait part au fil des pages de son ennui, son désintérêt, son incompréhension. Très émouvant de voir ces sensations familières traverser les siècles !

Le temps de rentrer, la ville s’est faite lumière de soleil, toute rose et douce, très suave. Si je n’avais pas TROP de kilomètres dans les jambes (non, vraiment, j’épargne à tout le monde la copie d’écran de mon compteur de pas…) j’aurais continué à errer dans la ville à la lumière tombante… Mais c’est l’heure de l’apéro !! Et le vin argentin est vraiment délicieux… 😊

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