Un samedi à Córdoba

Décidément les matins sont studieux ! Nouveau café testé, ordinateurs et livres de sortie, le temps a filé. Comme si on était à la maison !

Puis départ pour le mercato Norte, produits frais où paraît-il on peut manger sur le pouce des cabri rôtis et des planches d’empanadas. On doit avoir des réflexes de touristes parce qu’on s’est plutôt retrouvées dans un très bon restaurant ! Paella pour Margaux et ceviche pour moi. Le tout, local quand même, mais pas de cabri rôti !

Dès qu’on se pose quelque part, les enfants des rues affluent, posant leur vieux papier chiffonné sur la table, qu’on conserve en leur donnant quelques pesos. Ça me surprend un peu ici, je n’imaginais pas l’Argentine comme un pays où les enfants « travaillent » (car c’est ainsi qu’ils se qualifient, « enfants travailleurs ») mais rien d’étonnant quand on lit que 30% des habitants de Córdoba vivent en-dessous du seuil de pauvreté (merci Margaux et sa lecture attentive du journal local !).

Dans le marché lui-même, sans surprise, une foultitude de magasins de bouche, beaucoup de boucheries (on retrouve les cabris, pas encore rôtis !). Et une particularité : une enfilade de pièges à cauchemars suspendus au plafond. À croire que certaines personnes y ont élu domicile la nuit, ou alors est-ce pour éloigner d’éventuels fantômes ?

Après une balade et un café de nouveau fans cette magnifique librairie-café (en terrasse pour changer !), Margaux est rentrée travailler et moi j’ai continué à me balader.

Dans les rues s’égrènent de tout petits marchands, ambulants pour les fruits, en dur pour les fleurs (cactus surtout), il y en a partout.

Impressionnant comme les rues se vident d’un coup le samedi à partir de 14h ! On passe de rues surpeuplées à… rien ! Du coup, ça permet de mieux voir une particularité des rues de Córdoba que j’adore et que je traque : les passages piétons, décorés de poèmes dans leurs bandes blanches ! (Ce n’est pas un cas isolé il y en a partout.)

Après un second passage par l’office du tourisme pour vérifier que oui, tout ou presque est bien fermé les samedis après-midi et dimanche 😊 je file vers un des seuls trucs d’ouverts : la feria artesanal où s’exposent les artisans locaux. Bon, je suis arrivée un peu tôt, ils étaient tous en train d’installer leurs tréteaux, mais je me suis consolée en visitant le musée d’artisanat local (on fait avec ce qu’on a !). Mention spéciale pour le cycliste poète (oui oui je sais c’est un peu kitch mais cela il y avait bien pire ! J’ai évité de montrer la vannerie et les poupées de chiffon…) :

Retour tranquille à la maison, un peu de street art au passage, au travers du quartier de Guemes, aux nombreux bars qui se préparaient visiblement pour la fièvre du samedi soir.

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