Dans le parc Tayrona

Encore une journée entière d’excursion (celle âprement négociée la veille, qui au final s’est quand même révélée être une arnaque même si la journée fut splendide. Leçon du jour : toujours écouter son instinct…) dans notre deuxième parc naturel colombien, le parque de Tayrona. Sa particularité : être entre mer et jungle, et nous faire circuler entre les plages parmi les plus belles de Colombie.

La promesse n’est pas mensongère ! Après une petite heure de route en mini-bus dans les faubourgs (favélas) de Santa Marta on arrive à l’entrée du parc. Les informations sur le parc, qu’on nous avaient vendues comme une véritable explication de la faune et de la flore du parc, se résument à la lecture de la porte du mini-bus 🙂 Oui oui, la porte du mini-bus reproduit une carte du parc, on y voit le chemin que l’on peut prendre, de vagues dessins de tortues et de poissons, et le nombre précis d’espèces animales et végétales existantes. 5 minutes montre en main en comptant les blagues du « guide » !

Ceci dit, une fois la balade démarrée aucun regret. Ah si peut-être pour Margaux celui d’être une des deux porteuses de sac (le dos de son t-shirt a changé de couleur en moins de 10 minutes 🙂 ) Une chaleur de bête dans cette jungle !!! On chemine dans les cocotiers, les plantes et arbres inconnus et exotiques, et les rochers auxquels les indiens prêtaient des pouvoirs magiques, avec le bruit des vagues en fond sonore (bruit seul, la mer elle se fait désirer et ne se montre pas encore), et de drôles de cris d’oiseaux.

Puis la plage, enfin ! Peu de bains auront été autant mérités… L’eau un peu fraîche nous saisit, elle est précisément à la température qu’il faut pour nous faire oublier la chaleur du chemin. Une fois dans l’eau, se retourner et jeter un œil vers le rivage vaut le détour. Plage de sable blanc cassé, mer bleu clair, gros rochers blancs aux formes doucement arrondies par les vagues (très légère ressemblance avec les formes de la côte de granit rose, la couleur en moins, mais ce doit être mon cœur breton qui s’égare…), les palmiers qui se détachent dans le ciel bleu. Un petit air de paradis.

Fin d’après-midi à buler en alternant bains de soleil et bains de mer, un peu de lecture au milieu.

Le retour à Taganga en fin d’après-midi fut épique et moins reposant ! Une heure de bateau, bateau qui était bien plein, et sur une mer qui était bien mauvaise. Lou et moi étions devant on avait l’impression d’être sans arrêt à 3 m au-dessus de la mer, comme sur un hydroglisseur. Sauf que parfois on retombait, et que ça faisait plutôt penser aux montagnes russes. On a musclé nos cuisses en essayant d’anticiper les creux ! Margaux et Rose, à l’arrière, se sont elles fait tremper par l’écume des vagues croisées. Sur le chemin je pense aux bateaux pirates qui attaquaient les cargaisons royales, 3 ou 4 siècles plus tôt. Je comprends qu’il ne devait pas être si facile d’échapper à l’ennemi sur une mer qui n’a rien de plate et tranquille, entre moutons écumants et rochers émergeants ! Mais nous n’avons, nous, croisé que des pêcheurs isolés et des lanchas remplies de touristes.

Retour mouvementé et mouillé mais on a bien ri !

Demain départ pour Cartagene des Indes et son passé pirate.

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