Au pays du café

Impossible de visiter la Colombie sans visiter una finca de café. Ce que nous avons fait hier à côté de Salento. Encore un petit quart d’heure de jeep parmi des paysages somptueux sur un chemin caillouteux, où nous avons croisé quelques touristes courageux qui marchaient, ou courraient pour certains , une bouteille d’eau à la main (ah l’amour du footing !).

Arrivée à la finca Osato, perdue dans la campagne, plus de 70 espèces de végétaux répertoriés (il n’y a pas que du café !) et presque autant d’espèces d’oiseaux. Nous avons suivi une visite d’une heure, on est incollables sur le caféier et son cycle de vie, le grain de café et son évolution, sa récolte (on a même mis la main à la pâte !), son séchage, sa torréfaction, et sa dégustation

Peu de mécanique, beaucoup de travaux manuels. Je repense à l’expo photo de S. Salgado vue cet hiver, qui déjà m’avait fait envisager le café différemment, plus humainement. Impression renforcée encore, je visualise le travail nécessaire pour la récolte de chaque grain, son tri, l’œil et l’amour qu’il faut. Dans la bouche des quelques Colombiens croisés, le mot « amour » revient souvent, et pas nécessairement appliqué à quelqu’un. Mais l’amour mis dans ce que l’on fait, que ce soit la récolte du café ou une marche en forêt. L’amour pour être meilleur, se surpasser, se sublimer, savourer. Chouette philosophie…

À la fin de la balade, moment tant attendu de la dégustation. J’apprécie de boire un bon café, savoureux, suave, qui n’a rien à voir avec le traditionnel expresso. Plus subtil, plus varié, portant beaucoup de douceur. Même Rose a vaillamment bu sa tasse, grande première pour elle !

Cette visite fait écho, aussi, à la vie de Balzac, dont je viens de lire la biographie, et qui serait mort d’un excès de café. Grosse pensée pour lui il aurait adoré matérialiser et voir tous ces arbustes courts sur pattes, d’un vert profond, aux grains allant du vert au brun profond, à l’origine de sa passion.

On était tellement bien dans cette finca perdue au milieu de nulle part qu’on a prolongé le moment en profitant du chant des oiseaux et du paysage, en s’occupant un peu 🙂

Retour à Salento, qui s’est remplie de monde pendant notre excursion. La ville est jolie, colorée, mais beaucoup moins de charme que Salamina, moins authentique.

Jeudi soir nous avons même réussi à trouver une pizzeria pour changer du sempiternelle plat paisa. Grand moment quand le propriétaire, tout content de voir des Français (sa fille parle français couramment, est allée au lycée français de Pereira et a étudié à Toulouse), nous demande, une fois nos pizzas servies et alors que nous avions la bouche pleine, de nous prendre en photo 🙂 On a accepté bien sûr, et je me demande bien sur quel réseau social on s’est retrouvées ensuite, avec quel commentaire !

En fin d’après-midi départ pour Pereira, changement d’avion à Bogota, pour atteindre notre prochaine destination, Taganga.

À l’aéroport de Bogota longue attente, et l’absence de table n’a pas effrayé les filles qui, pleines de ressources, ont trouvé comment poursuivre notre partie de coinche

Arrivée à minuit à Taganga, un peu surprises par la température de 29 degrés qui nous cueille à la sortie de l’aéroport. Sur la route on devine la mer, dont la couleur turquoise se laisse encore un peu désirer… Vivement qu’on la découvre.

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